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Emprunts toxiques : les vraies et les fausses négociations

11/10/2013 | par Bruno Wertenschlag, Olivier Poindron | Finances

Certains intermédiaires peu scrupuleux proposent aux collectivités de les aider à renégocier leurs contrats toxiques avec les banques. Le problème est qu’il semble qu’ils soient rémunérés par ces dernières. Peu étonnant donc que les collectivités risquent de sortir perdantes sur tous les tableaux. Une bonne négociation, ce n’est pas ça.

Nous avons eu écho d’un certain nombre de renégociations effectuées à valeur de marché constante. Ces renégociations sont équivalentes à perdre un contentieux sans même l’avoir mené. C’est là une solution qu’un conseil juridique ou financier sérieux ne peut pas donner : en matière de prêts structurés, l’impunité n’est plus de mise (1).

À cet égard, on constate le retour du terme « médiation », dont certains abusent sans scrupule, pour organiser des pseudo-médiations (2) privées, au seul profit, semble-t-il, des banques.

Pile tu perds, face tu perds

Nous constatons que des banquiers, ayant commercialisé des contrats structurés « toxiques », se targuant de liens privilégiés avec les banques, et se posant comme « conciliateurs », ou encore comme « médiateurs », proposent à certaines collectivités des négociations qui n’en sont pas, ces dernières étant systématiquement amenées, au terme de ces pseudo-négociations, à supporter sous une forme ou sous une autre la totalité des indemnités ...

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