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Comment la Seine-Saint-Denis en a fini avec ses emprunts toxiques

19/05/2016 | par Valéry Molet | Toute l'actualité

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Depuis plusieurs années, le conseil général de Seine-Saint-Denis se débattait avec ses emprunts toxiques. Il vient de parvenir à un accord pour renégocier 331 millions d’euros de créances à haut risque. Récit d’une sortie de crise.

Article publié le 2 février 2015

Le 3 décembre 2014, le conseil général du 93 annonçait qu’il avait obtenu la renégociation de plusieurs centaines de millions d’euros d’emprunts toxiques avec la Société de financement local (Sfil), l’héritière de la banque franco-belge Dexia. Le lancement des contentieux sur les emprunts toxiques a mis en place un rapport de force et installé le sujet dans le débat public. Voilà comment s’y est pris le département.

 

90 % de dette toxique

En 2008, lorsque la crise financière s’est propagée au monde entier depuis les États-Unis, la dette du département de la Seine-Saint-Denis était constituée à plus de 90 % de produits structurés plus ou moins complexes. Le poids de ces produits était devenu écrasant et les échelons de la dangerosité et du risque avaient été gravis un à un, jusqu’à rendre marginale la dette saine et contrôlable.

Toutefois, les taux d’intérêt des produits ...

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